J'ai repris le rythme des semaines où je travaille six jours sur sept, et donc également le samedi. Aussi étonnant que cela puisse paraître, je suis moins fatiguée qu'avant. C'est un cercle vicieux, trop dormir ça fatigue, c'est bien connu. Transition, j'ai retrouvé un vieux tee-shirt que j'ai ramené de Monchy, sur lequel reste encore une odeur de narguilé mélée à celle de mon ancien placard recouvert de poussière à cause des travaux. Bref, tout ceci pour dire que j'ai un besoin de fêtes et de nuits translucides, ce qui est normalement pas trop d'actualité au mois de Septembre, quand tout lycéens studieux que nous sommes quand-même un peu devraient plutôt étudier leur philo, et autres réjouissances. La philo, d'ailleurs, quatres heures demain matin. Cela semble étrange , mais même n'ayant pas encore d'atômes crochus avec cette matière, les minutes passent relativement vites, du moins, pour le moment. J'aurai aimé aller à La Fête de L'huma ce week, mais on ne s'appelle pas tous Alexandrine pour avoir le train gratuit! Les Secondes me rappellent ce qu'on était il y a deux ans, quand on imaginait les terminals dans un autre univers, celui au fond du lycée, à côté des fenêtres là bas. On avait peut-être pas tort, mais bon, qu'ils en profitent autant que nous. L'Autre est toujours présent, aussi fantômatique et misanthrope soit-il. Je me crois au mois de mai, le beau temps et mon état d'esprit estival doivent y être pour quelque chose. Il me manque, mais La Toussaint, ce n'est pas si loin que ça. L'amour peut changer notre vision du monde, j'en suis consciente désormais. Mon année de théatre s'annonce amusante, et j'attends impatiemment mardi prochain. J'croise Xavier dans les couloirs, ça m'fait rester dans l'ambiance holidays sauf que c'est plus " T'as quel cours, là?" que " On va à la piscine ou à la plage?", le monde est très petit. Le parc de Nogent est agrèable et sent les 16ème siècle. J'ai eu enfin des nouvelles de la fille si similaire à moi-même, et si nécessaire aussi. Sur mon palier, la voisine fume des cigarettes roses, mais moi, je ne dois pas.
C'est l'extase tu vois!